Ville de départ : Dunkerque (France) .
Pour plus d'infos clic :
Hommage aux poilus et aux 'Gueules cassées "
de toutes nationalités ,
de toutes les tranchées de cette guerre de 1914 / 1918 ,
qui y ont laissé vie , âme ou une partie du corps .
Mon coeur saigne toujours en les évoquant "In Flandersfield " .
Mes ancêtres y sont morts et enterrés deux fois . 
Dans le Slide ci-dessous,je n'ai voulu privilégier aucune ville ,aucune personne ;
simplement rendre un hommage à toutes ces vies gâchées,perdues à jamais ,
ainsi qu'au courage de toute population confrontée à une guerre .
Les cimetières militaires anglais sont gérés par la Commonwealth War Graves Commission.
** En bas de page , une description fort émouvante du terme "Poilu " .
Continuons sur la route du Tour ....
POPERINGE.
Située en Flandre Occidentale dans l'arrière pays côtier, cette capitale
flamande du houblon et de la dentelle est frontalière avec la France.
Plus d'infos ? Clic :
YPRES
Située en province de Flandre Occidentale, Ypres s'est développée
dès le 11e siècle grâce à sa position avantageuse
entre différentes routes commerciales.
De la laine anglaise fut importée par l'Yperlee navigable.
Lorsque Ypres reçut ses chartes communales, au 12e siècle, la ville
s'est développée comme centre drapier.
Son «siècle d'or» fut sans conteste le 13e siècle,
Ypres comptait à l'époque quelque 40.000 habitants.
L’industrie drapière fut le facteur principal de la croissance soudaine
et rapide de la ville au 12e siècle.
Vers le 10e siècle, cette industrie se trouvait dans la région de la Somme.
Vu la grande demande de draps, le nombre de centres de production augmenta vite.
Ce déplacement se faisant vers le nord, Ypres a pu participer à cette industrie.
Halles aux Draps et beffroi .
Conçues comme marché et entrepôt couverts, les Halles furent constuites
à proximité d'une voie navigable (l'Yperlee, couverte à l'heure actuelle).
La construction des Halles fut entamée vers 1260.
Le tout fut terminé en 1304.
Durant la guerre 14-18 le bâtiment fut complètement détruit
à l'exception du soubassement du corps central
et de deux pans de mur des ailes ouest.
La reconstruction fut prise en mains par des architectes spécialisés.
Du milieu du long bâtiment avant (125 m) s'élève le puissant beffroi (70 m).
La flèche actuelle à lanterne et surmontée du dragon (1692)
a été reconstruite dans son état original.
Via le Musée In Flanders Fields,
on peut visiter le premier étage des Halles aux Draps.
Ypérite ? kézaco ?????
En 1916, les Allemands lancèrent une offensive dévastatrice
avec l'emploi d'une nouvelle arme, le gaz moutarde ,à base de chlore.
C'est un liquide visqueux incolore et presque sans odeur
( sauf celle de la moutarde)qui provoque des cloques sur la peau .
Il attaque également les yeux et les poumons comme un acide .
Il est toujours utilisé de nos jours bien que défendu !
Pour plus d'infos, clic : 
La porte de Menin est un monument érigé à la mémoire des 54.896 soldats
de l'Empire britannique qui tombèrent dans la région d'Ypres le 15 août 1917.
Leurs noms sont gravés dans les murs.
Ils venaient de tous les coins du monde !!!!!!
C'est un endroit impressionnant .
Depuis 1928, chaque soir à 20 heures,
retentit ici la sonnerie d'hommage «Last Post».
Clic sur :
Dixmude
Une reconstitution des tranchées : le Dodengang
Le "Boyau de la Mort "
"Allied generations" Se souvenir pour construire la paix
Clic :
PASSENDAELE juste pour moi .
Remember .....
Clic :
NIEUPORT et la côte belge .
INFOS ? CLIC :
OOSTDUINKERKE
La crevette est une véritable institution :
c’est le seul village au monde où on la pêche à dos de cheval de trait.
A Oosduinkerke, on peut encore voir des pêcheurs de crevettes à cheval :
c'est une méthode artisanale ; les pêcheurs en complet ciré jaune tirent
à contre- courant et par un bon mètre de profondeur,
les filets de pêche vite remplis de crevettes et solettes.
Deux fois par mois ,en été, la pêche est suivie d’une cuisson
à même la digue et puis de la vente des crevettes.
Au terme de cette seconde étape ,
nous arrivons à Gand ,chef-lieu de
la province de Flandre Orientale .
C'est une ville superbe !
Gand, chef-lieu de la province de Flandre Orientale,
capitale de l'ancien comté de Flandre,
éternelle rivale de Bruges est la ville natale de Charles-Quint.
Située au confluent de la Lys et de l'Escaut,
Gand s'est développée à partir du 17e siècle
entre deux abbayes et un château.
La cathédrale Saint Bavon abrite "L'Agneau Mystique"
des frères Van Eyck .
Pour plus d'infos , clic : 
Bonne route et pour ceux que cela intéresse
lire plus bas .....*
*** Qu’est-ce qu’un poilu ?
Le poilu est l'homme dont tout le monde parle,
c'est l'homme des bois, des cavernes,
l'homme redevenu sauvage .
C'est l'homme que tout le monde regarde
avec plus de curiosité que de pitié,
c'est l'homme qui souffre, qui meurt, qui court à la mort,
qui sait sa fin proche et qui ne se plaint ni de ses souffrances,
ni de la courte durée de son existence.
Le poilu c'est l' homme qui pendant plusieurs jours
demeure enterré dans un fossé profond rempli d'eau,
parfois de sang,
dans un fossé où la pluie tombe plus drue,
le froid plus vif qu'autour des chenêts remplis de braise,
dans un fossé où le jour vient tôt, où la nuit vient tard,
sans qu'on puisse l’abréger, sans la moindre clarté.
Le poilu c'est l'homme qui n'est jamais propre,
c'est !'homme qui se couche sans trop savoir sur quoi,
tantôt sur de la paille humide prête à se transformer en fumier
ou sèche où sillonnent les poux.
Le poilu c'est l'homme qui voit, qui entend, devine la mort courir vers lui,
la mort affreuse, la mort sans beauté,
la mort sanguinolente et douloureuse, la mort au fond d'un trou.
C'est l'homme qui pendant une demie journée, une journée,
deux journées complètes de 24 heures chacune,
demeure immobile, accroupi dans un boyau en butte de l'artillerie ennemie
qui peut le carboniser, l'asphyxier, le rendre fou, le décapiter.
C'est l'homme qui voit cette œuvre effroyable s'accomplir autour de lui
et qui attend chaque jour à chaque seconde depuis plus de trois ans
que son tour arrive d'être déchiqueté.
C'est l'homme autour de qui les camarades crient, ou pleurent,
ou tombent et qui sent tout d'un coup son sang jaillir
pendant qu'il étanche le sang d'un ami.
C'est l'homme qui écoute travailler sous lui dans les entrailles de la terre
et qui des fois, s'attend à être précipité en débris dans un entonnoir
après avoir sauté plus de 25 mètres dans les airs.
Le poilu c'est l'homme qui reste deux ou trois jours durant dans une tranchée
sans rien manger que des biscuits ou du pain,
sans boire autre chose que de l'eau puisée sous ses pieds
ou la gnole qui lui tortille !es boyaux ou endort le cerveau.
Le poilu c'est celui qui tient sans cesse à la main une pelle,
une pioche ou un fusil,
qui sans cesse s'ennuie, l'un ou l'autre,
qui souvent tombe de fatigue sans lâcher la crosse de l'un
ou le manche de l'autre.
Le poilu c'est l'homme qui a perdu la notion de la civilisation,
de l'hygiène, de la pitié, de !a raison, du confortable, de l'amour.
Sa joie la plus grande lui serait de voir le spectacle de !a douleur
ou de la mort de son adversaire.
Rien d'humain ne lui reste que le sentiment d'amitié pour les autres.
Quoique français le poilu ne s'en préoccupe guère et ne s’y intéresse pas.
Il voit tomber sans s'émouvoir, il les voit mourir d'un œil sec presque dur.
Pourquoi s'attendrir puisque le même sort lui est réservé?
Le poilu c'est 'homme qui n'a pas de décorations
mais qui en réalité chaque jour en mérite
et c'est sans doute qu’il en faudrait trop pour le récompenser
de chacun de ses exploits qu'on ne lui en donne aucune.
Le poilu ce n'est pas le secrétaire d'état-major,
l'intendance qui le regarde avec dédain, avec morgue,
avec insolence, avec mépris.
Le poilu ce n'est pas celui dont la vareuse surmontée
d'un faux-col éblouissant attestant les loisirs
dans les bureaux éloignés des marmites
et ce n 'est pas celui qui couche dans un lit,
qui cire ses bottes trois fois par jour,
qui prépare l'écoute des couverts,
mais celui que les embusqués reprochent d'être boueux,
d'avoir des pantalons tachés avec capote sans boutons,
des cuirs déchirés.
C'est celui qui dans les cantonnements arrive toujours le dernier
lorsque les autres sont installés bien en place,
lui est obligé de se caser dans des locaux infects, étroits,
ouverts à tous les vents, à toutes les pluies,
obligé de laisser aux autres,
ceux que les balles ne risquent jamais d'atteindre,
les bonnes cuisines, !es bonnes granges abondamment pourvues.
Le poilu, c'est celui que tout le monde admire
et dont tous s' écartent lorsqu'on le voit monter dans le train,
entrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin
de peur que ses brodequins tachent les bottines,
que ses effets maculent les vestons à !a dernière coupe,
que ses gestes effleurent les robes trop claires,
que ses paroles soient trop crues.
C' est celui que les officiers d'administration font saluer,
c'est celui à qui l'on impose dans les hôpitaux,dans les dépôts ,
une discipline dont les embusqués en sont exempts.
Le poilu ,c'est celui dont personne à l'arrière ne connaît la vie véritable,
pas même les journalistes qui l'exaltent,
même les députés qui voyagent dans les 2e classes.
Le poilu c'est celui qui va en permission quand les autres y sont allés,
c'est celui qui ne parle pas lorsqu'il revoit pour 7 jours sa famille,
qui juge tout et qui dira beaucoup de choses après la guerre (...)»
Correspondance de Gaston Mercier (archives départementales du Nord - J 118 ) |